Dynastar - Dynastar | 60 ans | We love Lolo
29.11.2023 - Dynastar & you

We love LoloOn est allé piocher dans les souvenirs du BOSS. Plus de 20 ans de Dynastar racontés en 3 anecdotes malicieuses.

« Le ski S430, comme le numéro de téléphone du standard de l’usine »

Automne 2000

« Ce sont mes premières semaines au sein de l’entreprise, que j’intègre en alternance, en tant que “tech-rep” ! Pour moi qui arrive du sud de la France, venir habiter à Sallanches, au pied du mont Blanc, et travailler pour Dynastar, c’est un peu comme déposer mes valises à Disneyland… En guise de rentrée des classes, nous avons le privilège d’une visite du “musée” des skis emblématiques. On passe d’abord sur le mythique MV2. Puis vient le tour du S430, bien moins connu que les célébrissimes modèles Omeglass ou Course. Je note l’originalité du nom et interroge sa provenance. À l’époque, les responsables marketing n’existaient pas. Les noms de ski se décidaient par un brainstorming improvisé, à la machine à café. Mais là, bizarrement, personne n’avait eu d’idée lumineuse. Jean-Claude, notre guide, nous raconte alors que, face à la panne sèche de créativité, les responsables produits de l’époque avaient choisi le nom en référence au numéro de téléphone qui servait à appeler le standard de l’usine : le 430.

“S” pour “standard” et “430”, comme son numéro. Donc S430 ! Logique, non ? Je me demande d’ailleurs si, parfois, nous ne devrions pas revenir à ce genre d’initiatives pour nommer nos gammes ! »

« Oui, Laurent, je t’appelle car j’ai l’équipe du Népal au magasin, ils ont besoin d’être équipés pour les Mondiaux dans quelques jours ! »

Février 2009

« C’est l’effervescence à Val d’Isère. La station est sur les chapeaux de roue, dans les ultimes préparatifs pour accueillir les Championnats du monde de ski alpin. Mon téléphone sonne. Au bout du fil, Sylvain, un super client, mais un ‘original’, à fond dans le freeride et le télémark, contre les grosses enseignes : “Oui, Laurent, je t’appelle car j’ai l’équipe du Népal au magasin, ils ont besoin d’être équipés pour les Mondiaux dans quelques jours !” Je lui rétorque d’arrêter ses conneries, mais que la vanne est bonne. Puis, je débarque chez un autre client, Bruno, de Killy Sport, dans le centre de Val d’Isère. Il me dit : “Tu ne sais pas quoi, Laurent ? Tout à l’heure, l’équipe du Népal est venue. Ils sont à la recherche de matériel.” Je le regarde droit dans les yeux et lui demande si c’est une caméra cachée… Sauf que Bruno, c’est un sérieux ! Les plaisanteries, ce n’est pas son genre. Il m’explique : “Un mécène anglais a financé leur préparation et leur participation, mais leurs skis ne sont jamais arrivés en France”.

J’appelle donc le service course en introduisant directement par : “Alors écoutez-moi les gars, je vous promets que ce n’est pas une blague…” On finit par les recevoir et les équiper, mais c’est un bordel sans nom : ils n’ont ni skis, ni chaussures, ni bâtons.

Ce dont on ne se doute pas, alors, c’est que cet acte de bonté désintéressé va nous offrir une visibilité sans précédent. Entichés de ces nouveaux “Rasta Rockett”, les médias du monde entier ne vont parler que d’eux pendant quelques jours. À cet instant, la couverture médiatique fut probablement plus importante que lors de la pure compétition. »

« Je me mets dans sa trace. Plus Rich’ avance, plus il engage. Je serre les fesses. »

Décembre 2016

« Ce que j’apprécie beaucoup dans mon métier, et plus globalement dans la philosophie de Dynastar, c’est la proximité avec nos athlètes et la façon dont ceux-ci sont incorporés à la fois dans la construction des skis, mais aussi dans l’évolution de la vision de la marque.

Ainsi, en 2016, j’ai eu la chance de partager l’ensemble d’un “trip” aux États-Unis, avec Richard Permin, pour ce qui furent ses premiers pas chez Dynastar. Instantanément, un feeling naturel s’est installé. J’ai rapidement compris avoir affaire à un vrai pro, consciencieux, capable de délivrer des projets qui approchent la perfection ; ainsi qu’un vrai champion, doté d’une aura et d’une forte personnalité, aussi exigeant avec les autres qu’avec lui-même.

À l’issue des tests de skis, nous partons tous les deux sur une session freeride à Dear Valley. Je me mets dans sa trace. Plus on avance, plus il engage. Je serre les fesses. Nous entrons dans une forêt assez dense, mais il continue de foncer, comme s’il connaissait (alors que pas du tout), jusqu’à se retrouver nez à nez avec un énorme arbre couché… Il doit faire 1m20 ! Il saute.

Je n’ai pas le temps de freiner et instinctivement, porté par l’instinct de survie, je fais de même. Ça passe. De peu. Une fois en bas, au détour d’une vraie soufflante, je lui déverse la peur ainsi que la colère nées de cette prise de risque. Je comprends alors ce qui fait de cet athlète une espèce à part : sa capacité à débrancher et engager. Il n’est pas fait du même bois que nous. Sa volonté de casser les codes matche parfaitement avec l’ADN de Dynastar, ce côté précurseur, pionnier, audacieux. Des histoires avec des athlètes qui traduisent une vraie proximité, j’en ai beaucoup. Celle-ci m’a marqué. »